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Une problématique bien éloignée du Diois, mais un enjeu de démocratie participative qui nous concerne tous. C’est la première fois qu’est mise en œuvre la possibilité pour les citoyens d’initier un referendum d’état, saisissons la !

Le gouvernement actuel a décidé unilatéralement de privatiser les Aéroports de Paris pour les revendre aux grand groupes de BTP français. Pourtant si ces mêmes groupes sont prêts à racheter ces aéroports, c’est donc bien qu’ils rapportent de l’argent ? En effet, ADP verse entre 100 et 200 millions de dividendes à l’État chaque année et sa valeur ne cesse de progresser. C’est aussi un patrimoine foncier gigantesque aux portes de Paris. Avec la privatisation c’est le privé qui en bénéficiera.

La loi prévoit une concession extrêmement longue de 70 ans à l’échéance de laquelle l’aéroport ne pourra revenir dans le giron public qu’après une indemnisation des propriétaires. De plus, elle prévoit d’indemniser également les actionnaires minoritaires actuels. Autrement dit, l’État va payer pour privatiser, perdre des revenus et payer à la fin de la concession de 70 ans pour récupérer son dû. Un détroussage en règle et inédit en faveur du privé !

Privatiser les bénéfices et socialiser les pertes, c’est en somme le résultat de l’action neo-libérale. Nous avons vu ce qu’a donné avec la privatisation des autoroutes, qui a conduit à une augmentation de 30% des tarifs des péages et le remplacement de tous les employés en cabines par des automates. Est-il vraiment dans l’intérêt des Français de reproduire ce schéma ?

Pour assurer la tenue d’un référendum demandant l’opinion de la population sur le sujet, nous devons être 4,7 millions à signer. A ce jour 721 000 signatures ont été réunies. C’est considérable, mais très insuffisant. Heureusement nous disposons encore de 183 jours pour réunir le nombre de signatures requis.

Il faut dire aussi que le gouvernement n’a pas facilité la tâche, en rendant le formulaire extrêmement complexe. Pas moins de 12 champs sont à remplir et il faut taper son numéro de passeport ou de carte d’identité. Au final, cette simple signature requiert une quinzaine de minutes d’investissement. L’exercice de la démocratie demande souvent quelques efforts.

Alors si vous n’avez pas encore signé, exercez votre pouvoir de citoyen !

Signer la pétition pour la tenue du referendum Consulter le compteur des signatures

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